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A PROPOS DE LA LUNE Chapitre n° 1

Robert Carde

   Dans cette série d’articles consacrés à la Lune, nous examinerons certains de ses aspects en commençant par les principaux mythes la concernant. Suivront quelques remarques plus techniques en rapport avec ses phases et les éclipses. Nous terminerons par l’examen de plusieurs données chiffrées, glanées dans quelques maternités et services d’urgences et se rapportant au nombre de naissances et de tentatives de suicide. Le but étant de vérifier les influences de la Lune dans la vie de tous les jours.

   Après des millénaires et des millénaires d’évolution biologique, l’homme fut le premier être vivant à utiliser le milieu naturel pour satisfaire ses besoins les plus élémentaires comme se nourrir, se vêtir, s’abriter ou se chauffer. Sa singularité, au sein du règne animal, fut d’essayer de dompter ce milieu, de le transformer pour finir par tenter de l’expliquer.

   Les primitifs, au tout début, se contentaient d’observer le monde environnant au moyen de leurs sens élémentaires. Voir pour se reconnaître entre-eux ou chasser, sentir et goûter pour se nourrir, toucher pour tailler les premiers outils et vêtements. Soumis à la puissance souvent destructrice des évènements naturels comme les orages, les incendies ou les tremblements de terre, ils acquirent très tôt la notion de forces extérieures, supérieures à eux et invisibles. C’est certainement ainsi que peu à peu naquit la notion de divinités inaccessibles auxquelles il fallait obéir.

   Dans ce contexte, dans toutes les mythologies, le Soleil et la Lune eurent une place de choix. La puissance du Soleil, sa chaleur, sa lumière en firent le dieu principal, la source essentielle de vie et l’on ne compte plus les monuments préhistoriques dédiésà sa gloire. La Lune, avec ses changements permanents de forme, son apparition tantôt le matin, tantôt le soir, tantôt la nuit en firent un être troublant et une divinité à part entière tantôt l’épouse ou la sœur du Soleil.

LEGENDES AU CLAIR DE LUNE

   La preuve la plus ancienne d’une observation méthodique de la Lune et de ses phases remonte à 30 000 ans et concerne les gravures sur « l’Os de Blanchart » qui date de l’époque de l’homme de Cro-Magnon. Trouvé dans « l’Abri Blanchart », site préhistorique de Castel-Merle à Sergeac en Dordogne, cet os porte 69 signes gravés et disposés en spirale dont la progression graduelle est significative des différents aspects de la Lune au cours d’une lunaison.

   En Chine, pour interpréter les « mers » lunaires, dans les poèmes Yuefu de la dynastie Han, on y voyait la silhouette d’un « Lapin de jade » chargé de fabriquer l’élixir d’immortalité à l’aide d’un pilon et d’un mortier sacré. En Egypte, le dieu lunaire s’appellait Khonsou. Il est représenté sous la forme d’un homme au visage de faucon. Arborant, au sommet de sa tête un croissant de Lune, c’est le grand « navigateur » qui croît et décroît chaque mois dans le ciel. Pour les Inuit, Takkik, la déesse Lune influence la fertilité, gère la rectitude morale et contrôle la chasse.

   En Assyrie, empire mésopotamien qui, du IXème  au VIIème  avant Jésus-Christ domina l’Orient, la Lune Sui était le père du monde. Il a deux fils, Shamash, le Soleil et Isthar, la planète Vénus. Chaque nuit, Sui guide sa barque à travers le ciel et pourchasse les méchants qui profitent de l’obscurité pour mener à bien leurs méfaits.

   Chez les Slaves, la Lune est mariée au dieu Soleil. Nommée Messiatz, elle épouse son maître chaque printemps et s’en sépare à l’automne pour vivre seule les longs mois d’hiver..

   Chez les grecs, le Soleil est le dieu Hélios tandis que la déesse-lune s’appelle Séléné « La Lumière ». Apollon fut longtemps assimilé au dieu-soleil tandis que sa sœur Artémis était identifiée à la déesse-lune. La déesse germanique de la Lune s’appelait Men, nom qui a donné mond (la lune en allemand), Moon, en anglais et « mois » en France étant donné qu’entre deux Pleine Lune il y a pratiquement une durée de 1 mois (29,5 jours exactement).

   Le Grec Aristote (384 – 322 avant J.C) prétendait que la Lune présidait aux règles des femmes et déterminait le nombre de naissances, la période de la Pleine Lune devant être la plus féconde. On verra ce qu’il en est lorsqu’à la fin de cette étude on parlera des statistiques sur le nombre de naissances en France et dans le monde.

Prochain Chapitre : « De deux choses lune, comme dirait Prévert. » concernant les différentes croyances la concernant.