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PETITES CHRONIQUES DU CIEL EN BREF

PETIT MOT DU DIMANCHE 16/08/2020

Connaissance & Partage

L’EXTRAORDINAIRE VOYAGE DES COMÈTES

Deuxième partie

UN ASTRE BICODAL

Sous l’action du vent solaire, les gaz ionisés et les poussières ne réagissent pas de la même manière et n’ont pas la même couleur. La queue de gaz est bleutée, rectiligne et toujours orientée de manière directement opposée au Soleil. Quant à la queue de poussières, elle est jaunâtre et sa trajectoire est courbe et, comme la queue de gaz, elle est rejetée dans la direction opposée au Soleil mais à des vitesses moindres. La queue de gaz peut s’étendre sur plusieurs centaines de millions de kilomètres. Bien entendu, plus la comète s’approche du soleil, plus la pression du vent solaire augmente et plus les queues s’allongent.

LA TRAJECTOIRE DE CES ASTRES

La comète fonce donc vers le Soleil et, ici encore, nous avons plusieurs possibilités. Soit elle le frôle de trop près et, par sa phénoménale attraction gravitationnelle, disparaît dans une infernale chaleur, soit elle le contourne et s’en éloigne peu à peu. Dans ce cas, tout est inversé car elle avance maintenant la queue dirigée vers l’avant, et non vers l’arrière comme précédemment.

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UN ASTRE SUPRALUNAIRE OU SUBLUNAIRE

Selon le philosophe grec Aristote (385 av.-J.C – 323 av.-J.C) , les comètes faisaient partie du monde sublunaire, ce qui, pour lui, signifiait qu’elles étaient situées entre la Terre et la Lune. C’est Tycho Brahé (1546-1601), près de 2000 ans après qui démontra, grâce à l’étude de la comète de1572, qu’il s’agissait d’astres beaucoup plus éloignés. Cependant, c’est Edmund Halley (1656-1742) qui, étudiant les comètes de 1531 et 1607, constata qu’elles avaient des trajectoires identiques à celle de 1682 qu’il vit de ses propres yeux. Il en conclut donc que certaines comètes étaient périodiques et pouvaient passer plusieurs fois autour du Soleil. Il pronostiqua donc son retour pour 1758. Hélas, le malchanceux mourut 16 ans avant son retour qui se confirma, comme il l’avait annoncé, avec quelques mois de retard.

LES COMETES QUI PASSENT ET REPASSENT

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A chacun de leur passage, de telles comètes perdent, peu à peu, de leur matière et au bout de quelques dizaines de retours auprès du Soleil, elles finissent par disparaître complétement. Cependant, à chaque passage, elles laissent un ruban de poussières qui, par le jeu des forces gravitationnelles, suit plus ou moins la même trajectoire que la comète-mère. Quant à la queue de gaz elle se dissout dans l’espace et disparaît rapidement. Essaim des « Orionides »

Si, au moment où passe cet essaim de poussières, la Terre se trouve à proximité, on assiste à une « pluie d’étoiles filantes » qui ne sont que des poussières qui traversent notre atmosphère en « s’allumant » par friction . Ainsi, pour notre planète, il existe une quinzaine d’essaims qui permettent aux « mordus du ciel » d’assister à de fascinants spectacles (la liste de ces essaims est donnée dans mon dernier ouvrage…(hi ! hi ! hi !).

QUEL NOM DONNE-T-ON A CES ESSAIMS ?

On donne celui de la constellation d’où semblent provenir ces poussières, un peu comme quand il neige et que vous vous dirigez vers Castelnau et que vous avez l’impression que les flocons viennent de votre ville préférée. Si vous faîtes demi-tour, leur sens « semble » opposé.

COMMENT NOMME-T’ON LES COMÈTES ?

Les comètes portent, de prime abord, quatre sortes de lettres : C pour les comètes dont la période est supérieure à 200 ans, P si cette période est inférieure à 200 ans, X pour celle dont la trajectoire n’a pu être calculée et D pour celles qui ont disparu.

Ensuite est indiquée l’année de la découverte. Puis une majuscule identifiant le mois et le demi-mois de leur découverte : A pour les 15 premiers jours de janvier, B pour les 15 jours suivants, C pour les 15 premiers jours de février et D pour les 15 derniers, E pour les 15 premiers jours de mars et F pour les derniers…

Cette lettre est suivie d’un chiffre indiquant s’il s’agit de la première, la deuxième, la troisième…comète découverte à cette période et année-là. Par exemple 2010 C4 indique que la comète a été découverte en 2010 et fut la quatrième découverte au cours de la première partie du mois de février.

Vient ensuite le nom du découvreur.

Ainsi la comète C/1996 B2 Hyakutaké est une comète à longue période (C), découverte en 1996 par monsieur Hyakutaké. Ce fut la deuxième comète découverte dans la deuxième moitié du mois de janvier 1996 (B2).

Relisez plusieurs fois et, si vous n’avez pas tout compris…laissez tomber.

Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 09/08/2020

Connaissance & Partage

L’EXTRAORDINAIRE VOYAGE DES COMÈTES

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Ce mot vient du latin « cometa » et du grec « Komêtês » mots signifiant « chevelu » Souvent l’on a surnommé les comètes comme étant des « astres chevelus », cela étant dû à leur queue allongée comme dans le cas de la chevelure de certaines femmes.

D’OU VIENNENT-ELLES ?

De nos jours, suite aux travaux de Jan Hendrik OORT (1900-1992) astronome néerlandais, la communauté scientifique mondiale est d’accord pour supposer qu’entre une et deux années lumières de notre planète il existerait une vaste concentration de rochers, de différentes tailles qui évolueraient dans un froid intense proche de -270° à des vitesses très lentes autour du Soleil. On suppose qu’elles doivent effectuer une révolution autour de notre astre en quelques centaines de siècles. Ces énormes cailloux sont formés de matière peu compacte, un agglomérat de poussières et de glace que l’on appelle souvent « un bloc de neige sale. »

POURQUOI CES ROCHERS S’APPROCHENT-ILS DE NOUS ?

L’adage ne dit-il pas que lorsque le chat n’est pas là, les souris dansent ? Loin du Soleil, ces rochers se permettent quelques libertés : Ils se frôlent, se percutent, s’écartent les uns des autres ou, au contraire se bousculent. Parfois le choc mutuel peut propulser l’un des deux Queue de poussières Queue de gaz Noyau rochers vers l’extérieur du nuage. Dans ce cas, il est perdu pour nous et on ne le verra jamais devenir une comète. Parfois, au contraire, un rocher bousculé peut être propulsé vers l’intérieur du système solaire. Dans ce cas, on peut avoir une chance de le voir dans le ciel mais que dans quelques centaines, voire quelques milliers d’années.

MAIS SUR LA ROUTE IL PEUT Y AVOIR QUELQUES EMBUCHES

En effet, la route vers le Soleil n’est pas semée de roses. Le rocher peut très bien passer trop près d’une des quatre grosses planètes que sont, dans l’ordre, Neptune, Uranus, Saturne et Jupiter et être capturé. Dans ce cas, il peut devenir un satellite supplémentaire de la famille de ladite planète. C’est ainsi que les planètes géantes sont pourvues de plusieurs dizaines de satellites. Le rocher peut également disparaître en s’écrasant sur la planète en question et disparaître à jamais.

SI TOUS CES OBSTACLES SONT FRANCHIS, QUE SE PASSE-T-IL ?

Le rocher continue son bonhomme de chemin et s’approche de plus en plus du Soleil si bien que, peu à peu, la température augmente. Tout est bien sûr relatif mais, comme dans l’espace il n’y a pas de pression atmosphérique, vers 600 millions de kilomètres, la neige commence à fondre à très basse température. C’est ainsi que, peu à peu, sont libérés poussières et gaz que cette neige emprisonne. Le rocher, ainsi paré d’une belle enveloppe, augmente de plus en plus de taille et finit par apparaître la chevelure cométaire, également appelée « coma ». Plus l’approche du Soleil se vérifie, plus la taille de la chevelure augmente, pouvant atteindre 100 000 km.

L’ACTION DU VENT SOLAIRE

Ce « vent » est un flux de particules chargées, particulièrement de protons et d‘électrons, qui s’échappent en permanence de la couronne solaire vers le milieu interplanétaire. Sa vitesse moyenne est de 400 km/s au voisinage de l’orbite solaire mais peut atteindre des vitesses supérieures lorsque le Soleil est en période d’éruption ou de perturbation coronale.

( à suivre)

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 02/08/2020

Connaissance & Partage

Sacépassécemoisiméilyaparfoistrélontan

2 août 2020

5 août 1930

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Il y a 90 ans, un petit garçon naissait dans l’Ohio. Rien de plus banal, direz-vous, si ce n’est que cet enfant s’appelait NEIL ARMSTRONG…

Moins de 39 ans plus tard, le 21 juillet 1969, il laissera la première empreinte de botte dans la poussière lunaire, lors de la mission Apollo 11.

16 août 1744

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Il y a de cela 276 ans, naissait à Laon, Pierre, François, André MÉCHAIN, astronome français. Entre autres travaux, il démontra le caractère planétaire de l’astre découvert par Herschel qui fut nommé Uranus. Entre 1780 et 1802, il découvrit 12 comètes dont il calcula les orbites. De plus, il compléta le catalogue des nébulosités célestes établi par Messier.




Le 18 août 1890

Il y a 130 ans, le 18 août 1890, l’astronome Jules Janssen effectue, à 66 ans, l’ascension du Mont Blanc pour y réaliser des mesures spectroscopiques. Il séjour- nera trois nuits à l’obser-vatoire Vallot, édifié alors sur le Rocher des Bosses à 4 358 m d’altitude.



19 août 1960

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Il y a 60 ans la Russie lançait le satellite Spoutnik 5 qui emportait dans l’espace 40 souris et 2 rats ainsi que les deux chiennes Belka et Strelka. Ce furent les premiers « astronautes » à revenir vivants sur Terre. Pour la petite histoire, l’URSS offrira un chiot de Strelka à l’épouse du président américain, Jacqueline Kennedy.

Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 26/07/2020

Connaissance & Partage

LA CONSTELLATION DU MOIS HERCULE

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ÉTOILE PAR ÉTOILE

L’étoile n° 1 (Bêta Herculis) s’appelle RUTICULUS ou KORNEPHOROS. Elle devrait être l’étoile « Alpha » car elle est la plus lumineuse de la constellation (preuve que l’éclat des étoiles varie au cours des siècles). Brillant 65 fois plus que notre Soleil, elle est distante de 105 a.l. Sa magnitude est de 2,78.

L’étoile n°2 (Dzêta Herculis) n’a pas reçu de nom sinon la dénomination HD 150 680. Distante de 29 a.l, sa magnitude vaut 2,8.

L’étoile n° 3 (Delta Herculis) s’appelle SARIN. Elle brille 40 fois plus que le Soleil et est distante de 95 a.l. Sa magnitude est de 3,14.

L’étoile n°4 (Alpha Herculis) s’appelle RAS ALGETHI ce qui signifie « La tête de l’homme agenouillé ». Les Chinois l’appelaient « le Trône de l’Empereur ». Son diamètre équivaut à 430 fois celui de notre Soleil, si bien qu’elle pourrait en contenir 64 millions. Etoile relativement froide, sa température de surface est voisine de 2 500° ce qui lui confère une couleur rougeâtre. Distante de 430 a.l, sa magnitude oscille entre 3 et 4 bien qu’elle brille 830 fois plus que le Soleil.

L’étoile n°5 (Gamma Herculis) ou HD 147 547 est une étoile distante de 140 a.l et de magnitude égale à 3,8.

HEURES DE PASSAGE DE LA CONSTELLATION D’HERCULE DANS LE CIEL

Entre son lever et son coucher, cette constellation reste 16 heures au-dessus de l’horizon entre le nord-est et nord-ouest.

Début février, elle se lève vers 1h (montre) et se couche vers 17 heures si bien que l’on ne peut l’observer qu’en milieu de nuit et ce jusqu’au petit matin.

Début mai, Hercule se lève vers 19 heures et se couche le matin suivant vers 11 heures. Bonne période pour son observation, donc.

Début août est la meilleure époque pour son observation puisque cette constellation est levée quand la nuit arrive et ne se couche que vers 5 heures du matin.

Début novembre, il faudra l’observer dès potron-minet car elle se lève vers 7 heures du matin, disparaissant au lever du Soleil.

HERCULE DANS LA MYTHOLOGIE

On a affaire, ici, au héros le plus populaire, surtout dans la mythologie grecque où il s’appelle Héraclès. Entre la légende de sa naissance, celles de ses 12 travaux ou encore celle de sa montée sur le Mont Olympe auprès de son père Zeus, il y a matière à plusieurs ouvrages.

Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 19/07/2020

Connaissance & Partage

DEUX ETOILES CANDIDATES A L’EXPLOSION

D’après les astrophysiciens, cinq étoiles sont candidates à l’explosion en supernovæ d’ici…quelques centaines de milliers d’années.

Dans cet article, je vous en présente deux :

U SCORPII

Distante de 19 600 a.l, cette étoile possède une masse 1,3 plus élevée que celle du Soleil.

Accompagnée d’une étoile moins massive, elle lui vole régulièrement de la matière et s’approche de plus en plus de la masse critique pour qu’une étoile massive explose en supernovæ. Tous les dix ans U Scorpii voit sa magnitude passer de 18 à 8. Le prochain sursaut est prévu autour de cette année. En cas d’explosion, cette étoile brillera jusqu’à la magnitude -5 soit 2,5 fois plus que Vénus, notre « étoile » du Berger.

Et si elle explosait cet été … période au cours de laquelle la constellation du Scorpion est la plus aisément visible !

Dans tous les cas, elle devrait exploser dans moins de 700 000 ans. On a donc le temps de se préparer…

RHÔ de Cassiopée

Il s’agit d’une étoile hyper géante à sursauts. Quarante fois plus massive que le Soleil, elle est distante de 8 100 a.l. Son diamètre est 450 fois plus élevé que celui du Soleil si bien que cette étoile pourrait en contenir plus de 91 millions…De temps en temps elle expulse une quantité de gaz équivalant à 10 000 fois la masse de la Terre. La dernière fois cela s’est passé en l’an 2000 mais cela peut se reproduire à tout moment.

Par contre, on pourrait la voir à n’importe quelle saison puisque Cassiopée est une constellation circumpolaire (c’est à dire toujours au-dessus de l’horizon).

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Les trois autres candidates Iras 17163-3907, Êta de la Carène et P Cygni

Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 12/07/2020

Connaissance & Partage

ET SI LA TERRE ÉTAIT PLATE…

Je pense que mes lecteurs sont offusqués…Bob pourrait-il penser que les fidèles du PMDD seraient assez ignorants pour croire que la Terre est plate ?

Non, bien sûr ! Cependant, étant donné qu’une personne sur 10 croit à cette théorie développée par les « complotistes », je me permets de vous donner un argument massue pour convaincre un éventuel «platiste » que vous pourriez rencontrer.

Supposons que nous sommes à Nice, au bord de la plage et que nous regardions vers le sud. Devant nous, il y a la Corse et ses montagnes. Aucun obstacle devant nous : pas de sommets montagneux ni de bâtiments qui pourraient nous cacher les côtes Corses. Muni d’un télescope, on pourrait aisément voir le Cap Corse et même Bastia et ses bâtiments. A l’Est, la Lune pleine se lève alors qu’à l’ouest le Soleil est sur le point de disparaitre sous l’horizon.

Justement, nous disposons d’un télescope ! Si nous observons la Lune, nous devinons aisément ses mers lunaires bien que 382 000 kilomètres nous séparent d’elle.

Plaçons maintenant, sur l’optique du télescope, un filtre solaire. Sans difficultés, nous comptons quelques tâches à sa surface alors que 150 millions de kilomètres nous séparent de lui.

Enfin, orientons maintenant notre télescope vers le sud et essayons de voir la Corse et ses côtes rocheuses. Ce devrait être facile car elles ne sont qu’à quelques petits 209 kilomètres.

Or, nous ne distinguons rien ! Pourquoi ?

Voilà une bonne question à poser à votre « platiste » de rencontre.

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Avec une Terre sphérique, on s’aperçoit que l’église de Bastia est invisible car elle est située

SOUS L’HORIZON. CQFD

PAR CONTRE, LA TERRE N’EST PAS PARFAITEMENT SPHERIQUE

La figure géométrique qui se rapproche le plus de notre planète est un ellipsoïde, c’est à dire une sphère légèrement aplatie au niveau des pôles. En effet, le diamètre équatorial est supérieur de 43 km au diamètre polaire, cela étant dû à la force centrifuge engendrée par la rotation de notre planète. De plus, la surface de la Terre présente de nombreuses irrégularités suite à la répartition inhomogène des masses. Elle ressemble plutôt à une « patate cabossée » avec des creux et des bosses s’écartant, parfois de 100 mètres, de l’ellipsoïde.

Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 05/07/2020

Connaissance & Partage

4 juillet 1868

Il y a 152 ans, naissait à Lancaster en Angleterre l’astronome américaine Henrietta Leavitt qui, en étudiant à l’observatoire de Harvard, les étoiles variables du type Céphéides du Petit Nuage de Magellan montra que leur magnitude absolue (1) était liée numériquement à la période de variation de leur luminosité. Grâce à ses travaux, Hubble ayant trouvé une céphéide dans la nébuleuse d’Andromède, a réussi à déterminer qu’il s’agissait d’une authentique galaxie.

4 juillet 2005

Ce jour-là, la sonde américaine DEEP IMPACT a tiré un boulet sur la comète TEMPEL 1. Pendant 40 secondes, le bolide a photographié la surface de la comète avant d’y creuser un vaste cratère. Deep Impact enregistra de loin le crash de l’engin kamikaze. La sonde « Deep Impact »

11 juillet 1732

Il y a 288 ans, naissait à Bourg-en-Bresse l’astronome français Joseph, Jérôme LEFRANÇOIS de LALANDE à qui l’on doit une des premières mesures précises de la parallaxe de la Lune, des travaux de mécanique céleste et un catalogue d’étoiles. Il s’illustra également comme vulgarisateur. 1

7 juillet 2020

Dans quelques jourss’ouvrira la fenêtre de tir pour le rover américain MARS 2020 qui devrait atterrir dans le cratère Jezero. Trois autres lancements vers Mars sont prévus : l’orbiteur Hope des Emirats arabes unis avec une fusée japonaise H2a, le rover Chinois HX-1 et son orbiteur, et enfin, le rover européen ExoMars.

23 juillet 1995

Ce 23 juillet, deux observateurs indépendants découvrirent la comète qui, désormais porte leur nom. Il s’agit de Alan Hale et de Thomas Boop, tous deux américains. La comète HaleBopp était alors à 1 milliard de kilomètres du Soleil. Cette comète eut un grand retentissement car en mai 1996, elle devint visible à l’œil nu. Elle passa à son périhélie en 1997 et devint visible de l’hémisphère sud.

25 juillet 1610

Galilée tourne sa lunette vers Saturne et note deux petites structures de part et d’autre de la planète, semblant former comme une soupière à deux anses, à moins que la planète soit très ovalisée…Avec sa petite lunette grossissant 30 fois, il ne pouvait comprendre la nature des « deux petites oreilles » de Saturne. C’est l’astronome Christian Huygens (1629-1695) qui lèvera le mystère un demi-siècle plus tard en disant qu’il s’agissait d’anneaux.

29 juillet 1960

Il y a 60 ans, la Nasa rendit public le projet Apollo de missions habitées vers la Lune. Un programme auquel le président américain John F. Kennedy donna un sacré coup d’accélérateur en annonçant, dès 1962, qu’un américain marcherait sur la Lune avant la fin de la décennie.

Pari réussi !

(1) Il y a deux sortes de magnitudes : la magnitude apparente est l’éclat d’un astre vu depuis la Terre, sans tenir compte donc de sa distance. La magnitude absolue est calculée en supposant tous les astres à la même distance de nous. Le Soleil a donc une magnitude apparente énorme alors que sa magnitude absolue est très faible.

Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 28/06/2020

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LES CADRANS SOLAIRES

Troisième et dernière partie

CADRANS SOLAIRES ANALEMMATIQUES

Ce type de cadran consiste en une ellipse tracée au sol et dont l’excentricité dépend de la latitude du lieu. Cela correspond à un cercle parfait aux pôles et à une ligne droite à l’équateur. Le principe est le suivant : l’ombre de la personne placée sur la ligne médiane de l’ellipse donne l’heure solaire.

Il en existe un tracé au Pêyrou à Montpellier. Hélas, comme il n’est pas mis en valeur, les passants marchent dessus sans rien remarquer. Ce serait indispensable qu’il y ait un panneau explicatif montrant où la personne doit s’installersur le cadran. Les mois de l’année sont indiqués sur le petit axe et les heures solaires sur le pourtour de l’ellipse.

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En Poitou-Charentes (entre 1984 et 2014), dans les écoles, lorsque j’avais réalisé, avec les enfants, des cadrans solaires horizontaux, souvent les enseignants m’invitaient à revenir afin que je trace, avec eux, un cadran analemnatique dans la cour de récréation. J‘ai gardé, dans mon « Press Book », plusieurs articles parus dans la « Charente Libre » dont voici quelques exemplaires :

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Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 21/06/2020

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LES CADRANS SOLAIRES

(deuxième partie)

Après avoir, dans la première partie, vu comment tournait le ciel et donc le Soleil, la Lune, les étoiles et les planètes, c’est à dire d’Est en Ouest, le schéma ci-dessous montre ce mouvement si l’on regarde vers le nord. Dans ce cas-là, les étoiles tournent dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, donc de droite à gauche.

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L’axe de rotation de la Terre est toujours (pour encore plus de 100 ans) dirigé vers l’étoile polaire. Cet axe est considéré comme « l’axe du monde ». Si votre cadran solaire veut suivre les mouvements du Soleil, il DOIT AVOIR SON STYLE (1) PARALLELE A CET AXE DU MONDE ET DONC ÊTRE POINTÉ VERS L’ETOILE POLAIRE. Il faut le savoir, la hauteur de l’étoile polaire par rapport à l’horizontale, correspond à la latitude du lieu.

1°) CADRANS SOLAIRES HORIZONTAUX

A Montpellier, par exemple cet angle doit être de 43°, alors qu’à Paris il doit être à 49°. Au pôle nord, le style doit être vertical puisque la latitude y est de 90°. Au pôle nord, l’étoile polaire est donc au zénith. Dans ce cas les lignes horaires sont toutes égales à 15° sur un cercle de 360° (360° :24 heures pour les bons en math.). EST OUEST Axe du monde Etoile Polaire Latitude du lieu NORD Cadran solaire horizontal bien positionné Style A l’équateur, au contraire, le style doit être parallèle au sol car la polaire est à l’horizon et la latitude est de 0°. Dans ce cas, le style est posé sur de petits plots au-dessus du sol et les lignes horaires sont parallèles entre-elles.

Hormis pour ces deux types de cadrans, les angles horaires (angle entre la ligne 8 h et 9h ou entre celle de 13 h et de 14 h, par exemple), ils se calculent (ou s’obtiennent sur internet). Pour les classes, je donnais les angles tout tracés (comme je l’ai fait une fois à Montpellier avec la séance des jeunes du « Calcul Mental » ou à Hyelsas pour la fête de la science).

Voici, ci-dessous, un de ces cadrans solaires horizontaux décoré par un enfant. En fonction des départements, je donnais des angles différents puisque je rayonnais de Bordeaux à Nantes.

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CADRANS SOLAIRES VERTICAUX

Pour ce qui concerne les cadrans verticaux, il faut tenir compte de « la colatitude » du lieu c’est à dire la complémentaire de la latitude (90°- la latitude). Ainsi à Montpellier, la colatitude est de 47° (90°- 43°). En plus, entre en jeu, L’ORIENTATION DE LA FAÇADE sur laquelle le cadran va être accroché. On appelle cela la DECLINAISON du mur. Ainsi, deux voisins ne peuvent pas du tout utiliser le même cadran si une façade est face au sud-est et l’autre face au sud... Angles horaires

Or, dans les boutiques, le marchand ne connaît pas votre lieu de résidence et donc votre latitude. Connaît-il la déclinaison de la façade sur laquelle vous avez l’intention de fixer votre cadran ? N’ayant pas à sa disposition ces données, votre cadran sera forcément faux. De toute façon, il vendra le même cadran à un Parisien, un Tunisien ou en Américain...

En France, dans le Quéraz, on trouve de magnifiques cadrans solaires car, au XIXéme siècle, il y avait des « cadraniers » qui circulaient de village en village pour les tracer comme le faisaient encore au XXéme siècle les vitriers pour les vitres brisées.

Le schéma ci-dessous montre la différence entre cadras horizontal et cadran vertical.

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La science des cadrans solaires s’appelle la « gnomonique » car un bâton vertical planté au sol s’appelle un « gnomon ».

3°) AUTRES CADRANS SOLAIRES

Il existe beaucoup d’autres cadrans comme celui que l’on voit au Peyrou à Montpellier et que l’on appelle cadran solaire analemmatique. Nous en parlerons plus amplement dans la troisième partie. Pour les amateurs, je vous invite à aller à Jaïpour, en Inde où un sultan, fou de cadrans, en a fait construire plusieurs dizaines dans sa propriété. Sur le plus grand cadran horizontal, il est tellement haut que l’on voit bouger l’ombre du Soleil à l’œil nu.

Petit défaut : les guides du parc sont plus férus d’astro…logie que d’astronomie…

Par contre, vous trouverez page suivante deux cadrans verticaux que j’avais réalisés dans mon jardin lorsque j’habitais en Charente. Les deux sont verticaux.

L’un est sur la façade, l’autre sur une pierre.

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Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 14/06/2020

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Les vacances d’été approchent et, avec elles, les longues promenades en bord de mer ou en montagne. Occasion vous sera donc offerte de vous balader, le nez au vent, dans les villages typiques et être sollicités pour acquérir divers objets : vaisselle, tissus, babioles et…pourquoi pas ? splendides cadrans solaires finement décorés…

Attention ! Ces objets sont souvent très beaux mais aussi…très faux !

Cela ne veut pas dire que, dans notre pays, personne ne sait tracer de cadrans solaires mais jamais un cadran solaire NE PEUT ETRE TRACÉ A L’AVANCE et surtout SANS CONNAÏTRE LE LIEU EXACT OU IL DOIT ETRE INSTALLÉ.

Beaucoup de personnes pensent que, pour tracer un cadran solaire, il suffit, par une journée ensoleillée de tracer, heure par heure, l’ombre d’une tige verticale fichée au sol (dans le cas d’un cadran horizontal) ou scellée au mur (dans le cas d’un cadran solaire vertical ou mural). Théoriquement, un tel cadran ne sera juste que le jour où il est tracé. On pourrait même déborder de quelques semaines. Par exemple, s’il a été tracé le 1er juillet, il sera à peu près juste du 15 juin au 15 juillet. Le reste du temps, les erreurs seront notables et énormes en hiver, par exemple où on pourra noter jusqu’à 2 à 3 heures d’écart.

Pourquoi cela ?

Tout simplement parce que beaucoup pensent que le Soleil se lève tous les jours à l’Est pour se coucher tous les jours à l’Ouest. Or, cela n’arrive que deux fois par an, au moment des équinoxes, c’est à dire autour du 20 mars et de 20 septembre.

Le jour du solstice d’été, le Soleil se lève au Nord-Est et se couche au Nord-Ouest ;

Le jour des équinoxes, le Soleil se lève à l’Est et se couche à l’Ouest ;

Le jour du solstice d’hiver, le Soleil se lève au Sud-EST et se couche au Sud-OUEST

Entre le lever au solstice d’été et celui au solstice d’hiver, il y a un écart proche de 75°. De même pour les couchers, bien entendu.

Le schéma page suivante montre bien ce phénomène.

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Si maintenant on regarde le dessin que j’ai commis ci-dessous, on voit bien que le Soleil, pour la même heure (ici 10 heures du matin, environ) n’est pas toujours à la même hauteur et dans la même direction par rapport au sol. Chaque fois l’ombre sera donc différente (ici j’ai un peu exagéré les différences). Bien entendu le Soleil et les étoiles tournent d’Est en Ouest donc dans le sens des aiguilles d’une montre si l’on regarde vers le nord.)

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Au prochain PMDD, nous verrons le cas des cadrans muraux.

Bonne lecture.

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 07/06/2020

Connaissance & Partage

ASTRO-FLASH

7 juin 2020

BETÉLGEUSE REDÉMARRE

Après quatre mois de baisse, la luminosité de Bételgeuse est repartie à la hausse le 15 février dernier. Sa magnitude de 1,5 était son record de minima depuis 50 ans.

PANORAMA RECORD

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Le rover américain CURIOSITY a réussi à montrer un panorama exceptionnel de la surface de la planète Mars avec 1,8 milliards de pixels après plus de 6 heures de prises de vue. Curiosity sur la Lune

GATEWAYS NOBEE

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Les américains ayant prévu d’envoyer des astronautes sur Mars en 2024, pensaient passer par la station circumlunaire Gateway. Le développement de celle-ci ayant pris du retard, elle ne sera pas utilisée dans ce but, en a décidé ainsi la Nasa.

La station circumlunaire Gateway

ET UNE COMETE DE MOINS…UNE !

Promise à une belle période de visibilité à l’œil nu en mai, la comète Atlas s’est désintégrée et disloquée complètement. Dommage !

L’INCLINAISON DES ORBITES DES SATELLITES D’URANUS ENFIN EXPLIQUÉE

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Une équipe d’astronomes japonais a réussi à expliquer les particularités des satellites de la planète Uranus qui sont très inclinés sur le plan de l’écliptique. Selon eux, cette excentricité a été causée par un impact céleste. On le supposait sans le démontrer. Ce serait chose faite !

LES SALADES DE L’ISS TIENNENT LA ROUTE !

Pourrait-on, pendant les longs voyages vers la planète Mars manger au moins de bons légumes ? Cela paraît possible grâce aux expériences de culture menées entre 2014 et 2016 à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). La laitue obtenue dans l’espace a la même valeur nutritionnelle que celles qui poussent sur le plancher des vaches. Pour se baser sur ce verdict, les chercheurs ont comparé des pieds de romaine rouge (Lactuca sativa) cultivés sur orbite avec ceux plantés en plein terre au même moment. Résultat : aucune différence notable ! Fort de ce résultat, les scientifiques vont renouveler l’expérience avec des tomates et des poivrons dont les temps de croissance sont plus longs. Attendons donc !

Les jardiniers de l’espace

Les jardiniers de l’espace

Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 31/05/2020

Connaissance & Partage

Après avoir, dans le premier chapitre, évoqué les principales catastrophes terrestres causées par les astéroïdes destructeurs, nous envisagerons, maintenant, les côtés positifs qu’ils peuvent présenter pour les humains.

Au cours de leur histoire, les planètes ont vu leurs métaux sombrer vers les profondeurs pour former un noyau. De ce fait, leur surface s’est trouvée appauvrie en ces éléments. Les astéroïdes n’ont pas procédé ainsi comme le prouve l’étude des météorites tombées sur Terre. Celles-ci renferment 20% de fer, 1% de nickel et quelques traces de métaux rares comme le platine et le palladium. Même si ces pourcentages paraissent faibles, ils sont tout de même nettement supérieurs à ceux des minerais terrestres. De plus ces derniers s’épuisent de plus en plus et nous feront défaut dans les années à venir.

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Si, dans un premier temps, on exploite les astéroïdes géo croiseurs, on s’affranchit des distances puisque ceux-ci « frôlent » notre planète. Ils peuvent donc être rejoints pour un coût nettement inférieur à une mission vers la Lune ou vers Mars.

Par ailleurs, on peut réaliser une belle économie de carburant en se posant en douceur sur un astéroïde sur lequel la pesanteur est pratiquement nulle. Au contraire, se poser sur la Lune ou sur Mars nécessite une énorme dépense énergétique dans le freinage terminal.

Enfin, l’énergie nécessaire pour quitter Mars ou la Lune est énorme en comparaison de celle négligeable pour échapper à l’attraction quasiment nulle d’un astéroïde sur lequel un bon sprinter pourrait se satelliser sans effort.

Mais ne rêvons pas ! Pour l’instant les expéditions vers les astéroïdes sont excessivement coûteuses. Par exemple l’expédition d’une sonde vers un astéroïde géo croiseur est estimée à 50 000 dollars par kilogramme de matériau ramené sur Terre sans compter la fabrication de la sonde.

Même si le coût des lancements baisse à l’avenir, il faudrait être capable de rapporter sur Terre le métal lui-même en laissant sur place les déchets. Pourquoi ne pas envisager la construction d’usines sur l’astéroïde pour ces différents traitements ?

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D’un point de vue économique, seuls les métaux les plus précieux comme le platine, le scandium, le palladium ou le thulium pourraient être visés par l’exploitation lointaine. Ces métaux sont, en effet, recherchés pour la réalisation d’alliages et les supraconducteurs qui s’échangent, actuellement, entre 20 000 et 40000 dollars le kilo.

De plus, les astéroïdes carbonés contiennent 20% d’eau ce qui est intéressant comme source d’oxygène et d’hydrogène pour obtenir le propergol nécessaire à un moteur-fusée. On pourrait liquéfier la glace abondante sur les astéroïdes en utilisant l’énergie solaire abondante et… gratuite.

Les générations futures auront le privilège de vivre ces instants prodigieux, surtout si les grandes puissances ont la riche idée de s’entendre dans ce but.

« Si on ne rêve pas, on meurt ».

Daniel Pennac

Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 24/05/2020

Connaissance & Partage

LES ASTEROÏDES

ASTRES MEURTRIERS ou BIENFAITEURS

« Les histoires d’astéroïdes ne m’intéressent pas »… …

Rétorque Dark Vador au militaire qui lui annonce avoir perdu la trace du « Faucon Millénium » dans l’espace. Contrairement au serviteur du côté obscur de la Force dans « L’empire contre-attaque », les astronomes s’intéressent beaucoup aux astéroïdes.

Comme l’indique le titre qui, volontairement, montre une certaine contradiction, ces astres vagabonds peuvent être particulièrement destructeurs ou immensément utiles pour les générations futures.

Première partie

ASTRES MEURTRIERS

Vu leur taille modeste, la trajectoire de ces « petites planètes » peut être déviée par le passage d’une grosse comète ou l’attraction gravitationnelle des planètes géantes. Cela peut les amener à s’écraser sur la nôtre, ce qui représente un immense danger. Heureusement, leurs impacts sont extrêmement rares si bien que, très généralement, nous ne recueillons que de petites pierres sous forme de météorites ou d’étoiles filantes. Il faut savoir qu’ il en tombe, tout de même, entre 100 et 1 000 tonnes par jour !

Dans l’histoire de notre planète, en ce qui concerne les impacts majeurs, plusieurs catastrophes gigantesques sont à signaler même si certaines ne peuvent être confirmées avec exactitude vu leur ancienneté.

FIN DU PERMIEN

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La plus ancienne de ces catastrophes naturelles daterait de la fin du Permien au cours duquel 95% des espèces marines et 70 % des espèces continentales auraient disparu. Cette extinction massive délimite la séparation entre le Permien et le Trias, c’est à dire, la limite entre l’ère primaire et l’ère secondaire, il y a 251 millions d’années. La chute d’un astéroïde est fortement soupçonnée.

FIN DU TRIAS

Ici encore la cause n’est pas absolument certaine mais la chute d’un astéroïde est nettement avancée. A cette époque-là, 20% des espèces marines ont été détruites et notamment les grands amphibiens. C’est à la suite de cette fin du Trias que les dinosaures et les mammifères se sont développés.

FIN DU CRÉTACÉ

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Cette extinction est la plus connue et la plus récente car elle marque l’extinction des dinosaures et l’explosion des mammifères. Les scientifiques travaillent dans la presqu’ile du Yucatan, au Mexique sur le cratère de Chicxulub où un astéroïde d’un diamètre de 10 km se serait écrasé. L’énergie qui fut libérée représenterait 5 milliards de fois celle de la bombe de Hiroshima.

Cela se serait passé il y a 65 millions d’années. Les spécialistes estimant que la Terre serait percutée par un astre de 10 à 20 kilomètre de diamètre tous les 100 millions d’années, si l’on calcule bien, il nous reste 35 millions d’années à attendre…

Patience donc !

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En ce qui concerne les accidents de moindre importance avec destruction de bâtiments ou de véhicules, ils n’ont qu’une portée très réduite. Quelques personnes ont été blessées mais il semblerait, qu’à ce jour, personne n’ait été tué par la chute d’une météorite.

Une récompense serait-elle promise au premier ?

(À suivre avec les astéroïdes bienfaiteurs)

Bonne lecture

BoB

PETIT MOT DU DIMANCHE 17/05/2020

Connaissance & Partage

ASTRO-FLASH

17 MAI 2020 Après deux mois de confinement, on est heureux de retrouver sa liberté de déplacements et d’échanges sociaux. Approprions-nous donc le trait d’humour de Voltaire :

« J’ai décidé d’être heureux parce c’est bon pour la santé »

LA COMETE SWAN AU PLUS PRES DE LA TERRE

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Découverte le 11 avril, la comète arrive dans les parages du Soleil. Elle est passée au plus près de la Terre dans la nuit du 12 au 13 mai à une distance de 85 millions de kilomètres. Située dans la constellation des Poissons, elle a actuellement une magnitude de 5,5 ce qui la rend difficilement détectable à l’œil nu. Avec des jumelles (et un peu de chance) ou bien sûr au télescope et avec les coordonnées, vous pourrez l’apercevoir et l’admirer….

La comète Swan

LES SAINTS DE GLACE

Cette croyance populaire européenne date de 500 ans. Elle concerne les 11, 12 et 13 mai au cours desquels des gelées nocturnes seraient fréquentes. Afin que chacun puisse se faire une opinion et en relevant les températures officielles de Météo-France, on constate que sur les 60 dernières années, à ces dates là, 24 fois seulement on a relevé des gelées tardives.

De plus, qu’il y ait des intersaisons indécises est tout à fait normal. On retrouve le même phénomène entre l’été et l’automne avec « l’été indien » au cours duquel on peut avoir quelques belles journées ensoleillées et chaudes en octobre.

20 «lunes» de plus pour la planète Saturne

Les astronomes américains de la Carnegie Institution for Science de Washington ont annoncé avoir découvert, il y a quelques mois, vingt satellites supplémentaires en orbite autour de Saturne. Cette planète en compte désormais 82 et surpasse Jupiter avec ces 79.

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Par contre ces nouveaux satellites sont minuscules à l’échelle de la planète puisqu’ils ne dépassent pas les 5 kilomètres. Avec cette découverte le nombre de satellites dans le système solaire s’élève à 214. Cependant, la liste n’est pas close car les télescopes de prochaine génération comme Magellan, en construction au Chili, pourront débusquer des objets célestes dont le diamètre serait inférieur au kilomètre.


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IL S’EN EST FALLU DE PEU !

Le 30 janvier, l’observatoire spatial infrarouge Iras et le satellite GGSE4, tous deux américains et hors service, se sont frôlés à moins de 50 mètres à la vitesse de 56 000 km/h. On a raté un beau feu d’artifice…



VENUS REVISITÉE

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L’agence spatiale américaine a dévoilé le 13 février les quatre finalistes de sa prochaine sélection de missions « DISCOVERY » d’exploration du système solaire. Avec deux propositions de sondes, Vénus a de bonnes chances d’être de nouveau visitée au cours de cette année 2020.


LES PÔLES DU SOLEIL SURVOLÉS PAR SOLAR ORBITER

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Le 10 février à 5 h 03, heure française, la sonde Solar Orbiter a quitté notre planète pour rejoindre son orbite autour du Soleil. Au cours de sa mission de 7 ans, la sonde observera notamment les pôles de notre étoile.




HAWAI POINTE LE SOLEIL

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Le nouveau télescope solaire Daniel K. Inouye doté d’un miroir de 4 mètres et installé à HawaÏ, a produit ses premières images qui montrent des détails sans précédent à la surface de notre étoile. A suivre donc ! Le télescope solaire d’Hawaï

Bonne lecture

Bob

LES DEUX AMIS - DERNIER CHAPITRE 17

Connaissance & Partage

La matinée ayant été consacrée à une partie de pêche, c’est après la sieste que nos quatre amis se retrouvèrent pour ce dernier chapitre.

- D’où vient ce mot de « comète », demanda Sylviane, l’épouse de Marcel ?

- Du grec ancien «Komêtês » qui signifie « astre chevelu ». En effet, lorsqu’on les distingue dans le ciel, on voit une grosse boule suivie d’une queue principale et d’une queue beaucoup plus discrète de gaz .

- Sont-elles originelles du même lieu que les astéroïdes, demanda Roger ?

- La plupart sont formées de blocs rocheux beaucoup plus éloignés du Soleil. En effet, vers 1950, deux savants du nom de Jan Oort et Ernst Ôpik, ont établi que devait exister, à l’extrême limite du système solaire, une concentration sphérique d’énormes agglomérats qui formeraient ce que l’on appelle désormais « Le Nuage de Oort-Opik ».

- Même soumis à une faible attraction gravitationnelle venant du Soleil, le noyau cométaire va insensiblement se rapprocher de notre étoile ou s’en éloigner. Dans ce dernier cas, on ne le verra jamais. Si, au contraire il se rapproche du Soleil, plusieurs options se présentent : soit le noyau poursuit tranquillement sa route jusqu’au Soleil, soit, sur sa trajectoire, il rencontre une planète géante comme le sont Neptune, Uranus, Saturne ou Jupiter.

- Dans ce cas, il se fracasse à la surface de l’une ou de l’autre, imagina Sylviane.

- Il peut heurter la planète ou être capturé par elle et devenir un nouveau satellite. S’il échappe à cette captation, il continue sa marche vers le Soleil et se réchauffe de plus en plus. Lorsqu’il est à quelques centaines de millions de kilomètres, bien que la température soit largement en dessous de zéro degrés, la glace commence à fondre libérant poussières et gaz.

- La glace fond, même si la température est inférieure à zéro degrés, s’étonna Roger ?

- Sur Terre, la glace fond à zéro degré parce qu’il y a une pression atmosphérique importante. Dans l’espace il n’y a pratiquement pas de pression et la glace peut fondre à des températures largement inférieures. Se forme alors une sorte de grosse boule gazeuse qui augmente de taille au fur et à mesure que le noyau cométaire s’approche du Soleil. C’est à ce moment-là que l’on parle de chevelure.

- Tu as également parlé de la présence de deux queues, demanda Jocelyne ?

- Quand la boule de neige sale est assez proche du Soleil elle va être soumise à l’action du « Vent solaire ». Il s’agit de particules qui s’échappent du Soleil à plusieurs dizaines de kilomètres par seconde. S’appuyant sur la chevelure, ce flot l’étire vers l’arrière, formant deux queues : une de poussières, l’autre de gaz.

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- La queue de gaz, également appelée « queue d’ions » ou « queue de plasma » est rectiligne et de couleur bleutée alors que la queue de poussières est incurvée et jaunâtre. Dans les deux cas, ces queues sont dirigées à l’opposé du Soleil.

- Une comète peut-elle passer plusieurs fois autour du Soleil ?

- Bien entendu, la plupart des comètes sont périodiques. C’est d’ailleurs en étudiant les trajectoires de dizaines de comètes qu’Edmund Halley réussit, en 1682, à prédire leurretour. C’est pour cela que, celle dont il calcula l’année de retour, s’appelle désormais LA COMETE DE HALLEY qui repasse tous les 76 ans.

Prochain retour en 2061…Faut être patient !

- Ce doit être valorisant pour un astronome de donner son nom à une comète, fit Roger.

- En effet ! Beaucoup d’astronome professionnels ou amateurs en rêvent. Certains passent des nuits à enregistrer des photos du ciel étoilé et les comparent aux photos répertoriées dans les catalogues d’étoiles.

Il s’agit d’un travail méticuleux qui nécessite beaucoup de patience…et de temps avec, au bout, l’espoir très mince de trouver la perle rare.

Mais, ne dit-on pas que l’espoir fait vivre ?

- Maintenant que le confinement est terminé, nous allons pouvoir reprendre nos activités habituelles. C’est ici que prend fin l’histoire des DEUX AMIS.

RÉPONSE AU QUIZ N° 16

QUESTION N° 1 Réponse b) 2 km/s

QUESTION N° 2 Réponse a) 1700 km/h

QUESTION N° 3 Réponse c) 3 680 km/h

QUESTION N°4 Réponse a) Au plus loin de la Terre

QUESTION N° 5 Réponse c) Périgée

Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 10/05/2020

Connaissance & Partage

LE CALCUL DE L’ÉCLAT DES ÉTOILES

10 mai 2020

Pour les anciens observateurs, les étoiles faisaient partie de la « Sphère des Fixes » et ils croyaient qu’elles étaient toutes à la même distance de nous. Donc, pour eux, leur différence d’éclat venait de leur différence de taille. C’est ainsi que le grec Hipparque, vers 120 av.J.-C, détermina 6 catégories qu’il appela « grandeur ». Il attribua la première grandeur aux étoiles les plus lumineuses comme Véga ou Sirius et la grandeur n°6 à celles qui étaient à peine visibles à l’œil nu. Selon cette méthode, plus le chiffre est grand, moins l’astre est lumineux (comme pour la taille des hameçons des pécheurs, par exemple).

Cette classification perdura jusqu’au XVIIème siècle, époque à laquelle les astronomes commencèrent à utiliser des appareils d’optique et observèrent des étoiles non visibles à l’œil nu. Il y avait donc des étoiles plus lumineuses que celles de première grandeur ! Par ailleurs, comment pouvait-on classifier le Soleil et la Lune qui brillent beaucoup plus que n’importe quelle étoile ? Fallait-il s’orienter vers les chiffres relatifs.

Vint le moment où il devenait indispensable d’inventer des appareils d’optiques susceptibles de mesurer mathématiquement l’éclat des étoiles plutôt que de se fier à l’œil humain. C’est Dimitri Lachinov qui, en 1748, trouva la solution. Il inventa « le photomètre » qui mesure le flux de lumière venant des étoiles, en particulier, et de tout astre, en général. Ainsi, John Herschel, en 1836, depuis le Cap de Bonne Espérance, utilisa un photomètre et mesura l’éclat de 191 étoiles.

Plus tard, l’astronome Robert POGSON proposa de définir mathématiquement les données d’Hipparque mais sans conserver le mot de « grandeur » qui fait plus penser à la taille des étoiles qu’à leur éclat. Il proposa le terme de « magnitude » sous-entendu « magnitude apparente » étant donné que le photomètre ne mesure que la lumière reçue sur terre. Copiant Hipparque, Il définit six catégories en établissant un rapport de 2,5 entre deux catégories successives. Ainsi, une étoile de magnitude 2, brille 2,5 fois plus qu’une étoile de magnitude 3 mais 2,5 fois moins qu’une autre de magnitude 1. Ainsi, une étoile de magnitude 1 brille 100 fois plus qu’une de magnitude 6.

Les anciens astronomes étaient loin de se douter qu’un facteur entrait également en ligne de compte : la distance à la Terre de l’astre étudié. En effet, si le Soleil est si lumineux c’est uniquement parce qu’il est très proche de nous. Qu’en serait-il s’il était 2, 10, 100, 1000 fois plus éloigné de la Terre ?

Or, pendant des siècles, les scientifiques ne savaient pas mesurer les grandes distances. Il fallut attendre 1837 pour que Wilhelm Bessel détermine la distance de l’étoile 61 Cygni, à savoir 11 années de lumière, soit 110 000 milliards de kilomètres alors que notre Soleil n’est qu’à 150 millions de kilomètres de nous soit 8 minutes et 20 secondes de lumière.

Si la magnitude d’une étoile donne son éclat vu depuis la Terre, elle ne correspond nullement à son éclat réel, à l’endroit exact où elle est située. Il devenait donc indispensable de corriger l’effet de la distance afin d’obtenir « la magnitude absolue », c’est à dire l’éclat réel de l’étoile étudiée.

Pour calculer la magnitude absolue des étoiles, les astronomes eurent l’idée de les imaginer toutes à la même distance de la Terre, à savoir 10 parsecs (32,6 années de lumière). Pour ce faire ils utilisèrent le principe suivant : Si une lampe posée à 1m de nous envoie une quantité x de lumière, elle en enverra 4 fois moins si elle est placée à 2 m, soit deux fois plus loin de nous et 9 fois moins si elle est 3 fois plus éloignée. Si donc elle brille 16 fois moins, c’est qu’elle est positionnée 4 fois plus loin donc à 4 mètres.

Entre magnitude apparente et magnitude absolue il peut y avoir une énorme différence. Ainsi, le Soleil, possède une magnitude apparente de – 26,5 et une magnitude absolue 4,83. Cela signifie que, s’il était placé à 3,26 années de lumière de nous, soit à 10 parsecs, il serait presque impossible à voir à l’œil nu dans nos cieux souvent saturés de lumières artificielles.

Bien entendu, ce calcul de la magnitude absolue d’un astre ne peut être fait que si l’on connaît sa distance. En effet, les trois valeurs : magnitude apparente, magnitude absolue et distance sont liées par un rapport mathématique comme le sont la longueur, la largeur et la surface d’un rectangle. Si l’on connaît 2 de ces valeurs, on calcule automatiquement la troisième. Comme avec le photomètre on obtient automatiquement la magnitude apparente de l’astre étudié, si l’on connaît sa distance on obtient sa magnitude absolue et, à l’inverse, si l’on connaît cette dernière, on trouve automatiquement sa distance.

C’est ainsi que le savant américain Edwin Hubble détermina la distance de la galaxie d’Andromède en découvrant en son sein une céphéide. Il y parvint en utilisant les formules de l’américaine Henrietta Leawitt , mettant en rapport la périodicité des céphéides et leur magnitude absolue (1)

(1) Voir le PMDD du 19 mai 2019.

Bonne lecture

Bob

LES DEUX AMIS - CHAPITRE 16

Connaissance & Partage

CHAPITRE 16

Aujourd’hui, il pluvine ! Plutôt que de rester cloitrées à l’intérieur, les épouses proposèrent de participer à la séance d’astronomie. Il faut dire que l’enthousiasme de Roger après chaque séance les avait convaincues que Marcel savait l’envoûter. Parler des astéroïdes présentait, peut-être, un certain intérêt…

- On reste avec vous deux, fit Sylviane, mais dès que le soleil réapparaitra, on partira dans les bois.

- Aucun problème, faîtes comme vous le voulez, répondit Marcel. Aujourd’hui on va parler des « astéroïdes ». - D’où vient ce nom, demanda Roger ?

- Cela vient du grec : « ASTÊR » qui signifie « étoile » et «EIDOS » qui indique « l’aspect ». Effectivement, quand on voit ces astres au télescope, on peut les confondre avec des étoiles. Cependant, ces astres brillent parce que le Soleil les éclaire, comme le font les planètes, et non par eux-mêmes, comme le font les vraies étoiles. En fait, ils sont si petits que l’on ne peut les voir qu’au télescope.

- Comment les a-t-on découverts, demanda Jocelyne ?

- Un peu par hasard ! Les astronomes de la fin du XVIIIème siècle étaient troublés par les distances séparant l’une à l’autre les cinq premières planètes du système solaire.

- Comment cela, s’interrogea Roger ?

- Je vais vous proposer une petite devinette, fit Marcel qui montra un tableau rempli de chiffres. Voici les distances séparant entre-elles les cinq premières planètes du système solaire. Essayez de résoudre l’énigme à laquelle étaient confrontés les astronomes de l’époque.

50 millions de kilomètres séparent Mercure de Vénus ;

42 millions séparent Vénus de la Terre ;

78 millions séparent la Terre de Mars ;

Et enfin, 550 millions séparent Mars de Jupiter.

Les trois compères restèrent quelques minutes devant le tableau jusqu’à ce que Sylviane fasse une remarque : Je trouve qu’il y a une énorme distance entre Mars et Jupiter !

- Bravo, fit Marcel ! Tu as mis le doigt sur le problème. Pourquoi un espace si important entre Mars et Jupiter ?

- Peut-être existait-il une planète X, entre Mars et Jupiter suggéra Roger ?

- C’est exactement ce que pensa la communauté scientifique de l’époque. Voilà pourquoi, sous l’instigation de BODE, le directeur de l’observatoire de Berlin et du baron Von Zach, astronome amateur Hongrois, une « Police du Ciel » fut engagée pour débusquer le mystérieux astre manquant. Hélas, cette police n’eut pas le temps de fourbir ses armes car l’astronome italien Guiseppe PIAZZI, le fondateur de l’observatoire de Palerme, leur coupa l’herbe sous le pied. En effet, dans la nuit du 1er janvier 1801, refusant sans doute le verre de champagne célébrant la fin de l’année, le prêtre italien découvrit un petit astre qui évoluait dans la constellation du Taureau. Il décida de l’appeler Céres, du nom de la déesse romaine de l’agriculture. Située à quelques 400 millions de km du Soleil, cet astre orbitait bien entre MARS et JUPITER.

- Ce fut donc le premier astéroïde connu, fit Roger. Etait-il de la même taille que les autres planètes connues ? - Non, il est de dimension modeste et ne mesure que 974 km de diamètre, soit 4 fois moins que la Lune. Depuis mars 2015, cet astéroïde a changé de catégorie d’astre et, avec Pluton, fait maintenant partie de la famille des « Planètes Naines ».

- Je suppose, fit Jocelyne, que d’autres astéroïdes ont été découverts depuis ?

- Cela n’a pas arrêté, répondit Marcel. Le 28 mars 1802, l’astronome allemand OLBERS découvrit Pallas et, en 1804, l’astronome HARDING décela Junon. A nouveau OLBERS, en 1807 se mit en vedette en dénichant VESTA. Par contre, il fallut attendre près de 40 ans pour qu’en 1845 HENCKE observe ASTRÉE.

- Quel est leur nombre aujourd’hui, fit l’épouse de Marcel !

- En avril 2019, les scientifiques estimaient leur nombre à 720 000 mais ce nombre est indéfinissable car certains astéroïdes sont de tailles métriques, voir centimétriques. Hélas, certains sont vraiment dangereux car ils frôlent l’orbite terrestre. On les appelle « géocroiseurs » et quelques scientifiques les observent régulièrement pour prévenir tout accident.

- Les trouve-t-on tous entre Mars e Jupiter, interrogea Roger ?

- On a découvert deux zones de concentration d’astéroïdes. La plus proche de nous forme « la ceinture principale d’astéroïdes » et est, comme je l’ai dit, située entre Mars et Jupiter. La seconde zone se rencontre au-delà de Neptune et s’appelle « La ceinture de Kuiper » du nom de l’astronome néerlandais Gérard Kuiper qui l’a mise en évidence. La ceinture de Kuiper est cependant 20 fois plus large et 100 à 200 fois plus massive que la ceinture principale. Elle serait le réservoir des comètes dont la période de révolution serait inférieure à 200 ans

- Justement, fit Roger, as-tu prévu de nous dire un mot sur les comètes ?

- Aucun problème mais plus tard car le Soleil est revenu. Un petit tour en forêt s’impose, ne serait-ce que pour nous ouvrir l’appétit.

- (à suivre).

REPONSES AU QUIZ N° 15

QUESTION N° 1 Réponse a) Solstice d’été

QUESTION N° 2 Réponse c) Aux pôles

QUESTION N° 3 Réponse a) +125° -175)

QUESTION N° 4 Réponse b) 13 milliards

QUESTION N° 5 Réponse a) Reste au centre d’une nébuleuse planétaire

QUIZ N° 16

QUESTION N°1 A quelle vitesse le Soleil tourne-t-il sur lui-même ?

a) 200 km/h b) 2 km/s c) 1000 km /h

QUESTION N° 2 A quelle vitesse la Terre tourne-t-elle sur elle-même à l’équateur ?

a) 1 700 km/h b) 1 200 km/h c) 600 km/h

QUESTION N°3 A quelle vitesse la Lune tourne-t-elle autour de la Terre

a) 36 000 km/h b) 17 854 km/h c) 3 680 km/h

QUESTION N° 4 Que signifie, la Lune est à son apogée ?

a) Elle est au point le plus éloigné de la Terre. b) Elle est au plus près de nous. c) Elle est sous l’écliptique.

QUESTION N° 5 Quel est le contraire de « apogée »

a) Potager b) Abrégée c) Périgée

Bonne lecture

Bob

LES DEUX AMIS - CHAPITRE 15

Connaissance & Partage

CHAPITRE 15

Aujourd’hui, Marcel décida de n’évoquer que les évènements qui conduisirent à la découverte des premiers satellites. Bien qu’actuellement on en ait déniché 214, Il n’aborda que la découverte, en 1610, des quatre premiers gravitant autour de la planète Jupiter. On doit ce résultat à l’astronome italien GALILEO GALILÉI (1564-1642). De ce fait ces satellites sont appelés « satellites galiléens ».

- Ce grand savant vint à apprendre que les militaires hollandais utilisaient des longues vues leur permettant de suivre, de loin, les mouvements des troupes ennemies. Il se procura les plans et construisit son premier appareil qu’il eut l’idée d’orienter vers la voûte céleste : Par ce geste, il venait d’inventer LA PREMIERE LUNETTE ASTRONOMIQUE.

-Découvrit-il autre chose que les satellites de Jupiter ?

- Bien entendu mais, de prime abord, il se heurta à l’obscurantisme de l’église et de l’inquisition. Très vite, il eut de sérieux ennuis qui l’amenèrent au bord de la condamnation à mort. En effet, l’église avait une vue stricte et bornée sur les évènements célestes. Selon les ecclésiastiques, Dieu avait créé l’univers avec une Terre placée en son centre et parfaitement immobile. Les étoiles fixes, le Soleil, et les autres planètes tournaient autour d’elle en suivant des orbites circulaires et à vitesse constante. Donc, pour l’église, la Terre était le seul centre dans l’univers.

- Ne me dis pas, qu’avec sa petite lunette, Galilée réussit à démontrer que ces idées étaient erronées, s’enquit Roger ?

Io, Europe, Ganymède et Callisto

Io, Europe, Ganymède et Callisto

- Et bien si! Ce qu’il observa mit en brèche certaines affirmations. Sa première observation concerna la planète Jupiter. En quelques soirées, il prouva que cette planète était entourée de quatre satellites ce qui prouva que LA TERRE N’ETAIT PAS L’UNIQUE CENTRE DANS L’UNIVERS. Admettre qu’il y avait un deuxième centre, laissait envisager qu’il pouvait y en avoir d’autres et pourquoi pas une infinité, comme on le sait aujourd’hui.

- Un point à zéro, fit Roger !

- Mon pauvre, tu n’as pas fini de compter car, en plus de la découverte des satellites de Jupiter, Galilée observa le Soleil, puis, Vénus et enfin la Lune et, à chaque observation, il démentit les thèses officielles.

Quelques taches solaires

Quelques taches solaires

Observant le Soleil, il remarqua que sa surface était couverte de taches alors que, pour l’Inquisition, le Soleil était un astre parfait et lisse comme une boule de billard. D’ailleurs, afin de souligner l’obscurantisme des inquisiteurs, ceux-ci refusèrent de mettre l’œil à sa lunette afin de constater, par eux-mêmes, l’existence de ces taches. Ils osèrent même prétendre que celles-ci étaient dues à des saletés sur l’optique de la lunette.

- Plus borné, tu meurs, fit Roger ! En attendant cela fait deux à zéro !

- De plus, observant la planète Vénus, il remarqua que parfois elle se présentait en croissant, comme la Lune. Il prouva ainsi qu’elle tournait autour du Soleil et non de la Terre.

- Trois à zéro ! Décidément, il cherche les ennuis, ton Galilée, plaisanta Roger.

- Imagine quel fut son courage, d’autant plus qu’il ne s’est pas arrêté là. Observant la Lune il constata qu’elle était parsemée de cratères, de chaînes de montagnes et de grandes étendues sombres, qu’aujourd’hui nous appelons « mers ». Il comprit que ses phases prouvaient qu’elle était éclairée par le Soleil et non par la Terre.

- Quatre à zéro ! Finalement a-t-il gagné la partie, demanda Roger ? A-t-il convaincu ses accusateurs ou a-t-il dû faire marche arrière ?

- Hélas, Le courageux chercheur dut faire des concessions, gardant à l’esprit la condamnation au bûcher de Giordano en 1600 pour avoir imaginé que, dans le ciel, chaque étoile était un soleil et qu’il était logique d’imaginer une multiplicité des mondes. Aujourd’hui on a démontré que Giordano Bruno avait vu juste puisque les scientifiques modernes pensent que dans l’univers il doit y avoir autant de planètes que d’étoiles et que trouver une forme de vie extraterrestre n’est plus qu’une question de temps.

- Pour en revenir à Galilée, fit Roger, combien connaît-on de satellites aujourd’hui ?

- Actuellement on en dénombre 214, en sachant que les nouveaux sont très petits, ne mesurant que quelques kilomètres. Ce serait trop long d’en faire la liste. Beaucoup sont d’ailleurs des astéroïdes capturés lors d’un passage trop proche d’une planète géante.

- Cela fait plusieurs fois que tu parles d’astéroïdes, fit remarquer Roger. De quoi s’agit-il exactement ?

- Nous évoquerons ce sujet plus tard, si tu le veux, fit remarquer Marcel. Maintenant, je vois nos épouses qui s’impatientent…J’en conclus que c’est l’heure de l’apéro.

(à suivre)

RÉPONSES AU QUIZ N° 14

QUESTION N° 1 Réponse c) Elle n’a pas d’atmosphère.

QUESTION N° 2 Réponse a) Le sol est couvert de poussière (régolithe).

QUESTION N° 3 Réponse b) On voit les traces de pneus.

QUESTION N° 4 Réponse a) Les Russes puis les Américains.

QUESTION N° 5 Réponse b) L’océan des Tempêtes.

QUIZ N° 15

QUESTION N° 1 Pour les Australiens, que représente le 21 décembre ?

a) Le solstice d’été,

b) Le solstice d’hiver,

c) L’équinoxe d’automne

QUESTION N° 2 Où y-a-t-il de l’eau gelée sur la Lune ?

a) Dans les mers,

b) Dans l’Océan des tempêtes,

c) Aux pôles.

QUESTION N° 3 Quelles sont les températures extrêmes sur la Lune ?

a) De + 125° à – 175,

b) De -110° à +110,

c) De –50° à + 80°.

QUESTION N° 4 Le télescope spatial Hubble a déniché une galaxie vieille de

a) Un milliards d’années,

b) 13 milliards d’années,

c) 18 milliards d’années.

QUESTION N° 5 Qu’appelle-t-on une naine blanche ?

a) Le reste central d’une étoile ayant explosé en nébuleuse planétaire,

b) Une exoplanète dont on a perdu la trace,

c) Une planète morte éclairée par son étoile.

Bob

LES DEUX AMIS - CHAPITRE 14

Connaissance & Partage

CHAPITRE 14

Après avoir erré dans la forêt à la recherche de brins de muguet, les deux couples rentrèrent fourbus à leur chalet. Après un déjeuner succinct, ils se jetèrent sur leur lit pour une sieste salvatrice. Ce n’est qu’en fin d’après-midi que nos deux amis se retrouvèrent pour parler des satellites de la planète Mars.

-Cette petite planète tellurique a été capable, à l’inverse de Vénus, de capturer deux satellites, précisa Marcel.

-Pourquoi dis-tu « tellurique », demanda Roger ?

- Ce mot vient de « Tellus » un des noms latins de la Terre. Les planètes telluriques sont rocheuses comme elle. Ainsi Mercure, Vénus et Mars. Cette dernière est entourée de 2 satellites qui s’appellent Déimos , « La Crainte » et Phobos , « La Terreur ». Ces noms viennent de légendes mythologiques qui prétendent que Mars, Dieu de la Guerre, survolait avec ses enfants les champs de bataille et leur demandait d’encourager les combattants afin qu’ils fassent preuve de plus de cruauté.

-Cela explique pourquoi Mars n’était pas très apprécié par les dieux de l’Olympe, fit Roger.

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- C’est bien vrai. Ils lui préféraient Athéna, la déesse de la stratégie militaire. Pour en revenir à nos deux satellites, commençons par Déimos. Il s’agit d’un petit satellite de forme très irrégulière dont les trois dimensions en kilomètres sont de 15x12x10. Il n’est donc pas assez massif pour s’être transformé en sphère. En fait, il est 300 fois moins volumineux que la Lune.

Déimos possède une force d’attraction si faible qu’un homme pourrait se satelliser rien qu’en courant à sa surface, s’il pouvait se poser dessus…bien entendu.

Sa surface est très sombre et, comme la Lune, recouverte de régolithe dont l’épaisseur est estimée à 100 mètres par les spécialistes. Bien que l’on n’ait photographié que 60% de sa surface, on a repéré deux cratères appelés Switt et Voltaire.

- Phobos est-il plus imposant, demanda Roger ?

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- Oui, il est plus imposant car ses dimensions en kilomètres sont de 27x22x19. Phobos est plus proche de Mars que ne l’est Déimos. Pour les spécialistes, sa surface, très sombre serait composée de chondrites carbonés, un peu comme certains astéroïdes. Phobos et Déimos ont été découverts en 1877 par l’astronome américain Asaph HALL. (1)

(1) Je ne peux évoquer ces deux satellites sans que me revienne à l’esprit une de mes plus troublantes interrogations de ma jeunesse.

Voici les faits.

En 1951, alors que j’avais 12 ans et que la passion des étoiles avait déjà emballé mon jeune cerveau, un savant russe du nom barbare de CHKSLOVSKY affublé des prénoms non moins tarabiscotés de Iossif Samouïlovitch, avait lancé une bombe : Selon ses calculs, Phobos et Déimos avaient une si faible densité que cela étayait l’idée qu’ils étaient creux et donc fabriqués par des êtres intelligents : les Martiens.

Mon émoi dura plus d’un an jusqu’au moment où quelques « briseurs de rêves » prouvèrent que le pauvre Iossif Samouîlovitch avait fait des erreurs de calculs.

Il m’a bien fallu un an pour m’en remettre !

RÉPONSES AU QUIZ N° 13

QUESTION N° 1 Réponse b) Soleil-Lune-Terre

QUESTION N° 2 Réponse c) La mer de la Tranquillité

QUESTION N° 3 Réponse a) 333 000 fois

QUESTION N° 4 Réponse c) 400 fois plus près

QUESTION N°5 Réponse b) Nom d’un marais lunaire

QUIZ N° 14

QUESTION N°1 La Lune est inhospitalière car :

a) Son atmosphère d’hélium est irrespirable. b) Il fait terriblement froid à sa surface. c) Elle est dépourvue d’atmosphère.

QUESTION N°2 Quelle est la nature du sol de la Lune?

a) Il est recouvert d’une épaisse couche de poussière. b) Il est spongieux et l’on s’enfonce jusqu’aux genoux. c) Il est parsemé de mille et mille aiguilles qui risquent de percer nos chaussures.

QUESTION N°3 Comment prouver que les Américains sont bien allés sur la Lune ?

a) Parce qu’on les a vus à la télévision. b) Parce que les télescopes modernes montrent les traces des pneus de leur véhicule sur le sol. c) Parce qu’il faut toujours croire les scientifiques.

QUESTION N°4 Quelques humains ont-ils vu la face cachée de la Lune ?

a) Oui, les Russes d’abord, indirectement grâce à une sonde, puis les Américains quand ils ont fait plusieurs révolutions autour de la Lune avant d’alunir. b) Non, car par définition elle est invisible. c) Les six astronautes dans le film de Georges Méliès.

QUESTION N° 5 Quelle est l’étendue « maritime » la plus grande sur la Lune ?

a) La mer de la tranquillité b) L’Océan des Tempêtes. c) La mer Michel (elle y a d’ailleurs perdu son chat).

Bonne lecture

Bob

PETIT MOT DU DIMANCHE 03/05/2020

Connaissance & Partage

SACÉPASSÉCEMOICIMÉILYAPARFOITRÉLONTAN

MAI 1950

Il y a 70 ans, en Floride, commençait la construction de la base spatiale de CAP CANAVERAL afin de remplacer le centre d’essai du nouveau Mexique. Le site, en bordure de l’océan Atlantique, permet de tirer des fusées sans risques pour la population. Il a servi, au début, pour les tests de missiles militaires avant de devenir actuellement la principale base de lancement des plus importantes fusées.

15 MAI 1960

Il y a 60 ans, le premier vaisseau du programme russe VOSTOK de vol habité fut lancé avec un cosmonaute factice à bord.

17 MAI 1836

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Il y a 184 ans, naissait l’astronome anglais SIR JOSEPH NORMAN LOCKYER, spécialiste du Soleil qui réussit à trouver une méthode pour étudier les protubérances solaires en dehors des éclipses. Il travailla sur la chromosphère dans laquelle il découvrit, en 1868, une raie spectrale inconnue sur Terre qu’il baptisa « Hélium ». Travaillant également sur l’évolution des étoiles, il fonda, en 1869 la revue scientifique « Nature ».

22 MAI 2010

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Il y a 10 ans, la sonde japonaise AKATSUKI prenait son envol vers Vénus afin d’étudier le climat de la planète. Hélas, lorsque le 7 décembre la sonde tenta d’insérer l’orbite de Vénus, ce fut un échec car elle partit sur une trajectoire autour du Soleil. Il fallut attendre 5 ans à l’Agence Spatiale Japonaise, appelée la JAXA, pour que la sonde réussisse son insertion mais trop loin de Vénus pour qu’elle puisse accomplir sa mission correctement.

26 MAI 1826

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Ce jour-là, naissait à Londres, l’astronome anglais Richard Christopher CARRINGTON qui se spécialisa dans l’étude des taches solaires. Il remarqua que celles-ci restaient toujours confinées à des latitudes inférieures à 45° mais que leur latitude moyenne variait selon un cycle de 11 ans. Il découvrit également la rotation différentielle de notre étoile.

31 MAI 1955

Ce jour-là, l’Union soviétique commença, au Kazakhstan, la construction d’une base de lancement. Le site prend le nom de Baïkonour, nom d’une cité minière distante de plusieurs centaines de kilomètres afin de garder secret son emplacement.

MAI 1920

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Il y a 100 ans, près de Grootfontein, au nord de la Namibie, un fermier découvrit une énorme météorite datant de 80 000 ans. Pesant 60 tonnes, elle devint la plus grosse météorite connue. Son impact n’ayant pas creusé de cratère, les spécialistes pensent qu’elle serait tombée sur de la glace et que le trou formé aurait disparu suite à un réchauffement.

Bonne lecture

BOB